Copywriting à vendre

Dans mes derniers articles, j’ai raconté combien les idées me viennent souvent alors que je fais mon jogging. Une chose est sûre : c’est ce qui s’est passé il y a peu. Pour la faire courte : pourquoi les agents immobiliers n’essayent-ils pas de tirer le maximum de leurs panneaux « à vendre » ?

Voici un exemple typique par son style et son design, d’un agent immobilier local (NDT : au Royaume-Uni), William H. Brown.

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Difficile de faire plus spartiate en matière de publicité sur le lieu de vente. Le panneau indique que la propriété est à vendre, nomme l’agent immobilier en charge, inclut un numéro de téléphone et/ou une adresse électronique, conclut par un call-to-action (dans ce cas inexistant) pour ceux qui sont intéressés. Et voilà.

Mais voilà aussi ce que ce panneau ne fait pas : informer sur le produit à vendre. Or, à ce stade, tous ce que le prospect sait sur la maison sont l’emplacement (capital) et son apparence extérieure. Si soigner sa publicité dans l’espace public a une importance, ça vaut le coup de donner au flâneur en quête de logement un os un peu plus gros à se mettre sous la dent. Sans parler d’un call-to-action qui donne un peu plus envie.

Voilà un premier essai (complètement officieux, cf. clause de non-responsabilité ci-dessous*) :

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Vous allez cependant argumenter que l’agent immobilier lambda ne souhaitera pas voir ces infos publiées sur un panneau, en particulier le prix. Cependant, je répondrai que toutes ces données sont disponibles à l’agence immobilière, dans le journal local et sur internet. Les prospects intéressés pourront vérifier tout cela en quelques instants avec leur smartphone, alors même qu’ils sont devant la propriété. Alors pourquoi leur mettre des bâtons dans les roues et ne pas leur annoncer la couleur d’emblée ?

De plus, avec un peu de mise en page, il est possible de communiquer les données essentielles de manière un peu plus prosaïque et grâce à des icônes, en laissant un peu plus de place au texte qui permettra de compléter et de rendre le tout plus attractif :

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N’importe quel copywriter vous le dira : les avantages apportés sont bien plus puissants que les seules caractéristiques de l’objet. Comme disent les anglais : « Vendez le crépitement, pas la saucisse ». Au vu de ces éléments, je suggèrerai de lister pour le passant les avantages qu’il trouverait à vivre dans cette maison. Parce que nous ne vendons plus une maison, mais un art de vivre. Une version plus aventureuse pourrait ressembler à ça :

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Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? À partir du moment où cette approche devient l’état de l’art, ce qui sera certainement bientôt le cas, un ton plan-plan ne fera plus la différence. Qu’écrirait un agent immobilier avant-gardiste qui souhaite se détacher du lot dans ce cas ? Et quel meilleur moyen que le copywriting déjanté ?

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Bon. C’est peut-être un peu trop, mais vous avez saisi l’idée. Avec une dose d’effort en plus et un peu de temps, ces panneaux pourraient être bien plus éloquents qu’ils ne le sont, les prospects seraient plus qualifiés et l’effort à fournir pour conclure la vente serait alors minimal.

Alors, on commence quand ?

Traduit de l’anglais par M.T.

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* Les images utilisées dans cet article le sont uniquement dans un but d’illustration. Nous n’avons aucun lien avec l’agent immobilier William H. Brown et nous ne sommes ni commissionnés, ni approuvés par lui. Aucun non-respect de droit d’auteur.

> Retrouvez l’article original sur le blog d’Abccopywriging

> Profil twitter et site web de Tom Albrighton.