Pour 2020, j’ai reçu un e-mailing qui ne servait à rien.

Je fais partie de ceux qui considèrent début janvier comme un moment propice pour renouer le dialogue avec ses clients, ses partenaires, ses prospects. Quoi de mieux que de souhaiter une bonne et heureuse année en donnant l’occasion d’en savoir plus sur son service ? Cependant, il semblerait que certains n’aient pas intégré toutes les subtilités de l’e-mailing, et voilà pourquoi.

Good vibes de l’e-mailing…

En ce 9 janvier 2020, tout allait bien : j’avais envoyé la veille un e-mailing inspiré (je conviens que je ne suis pas objectif) pour souhaiter tout le bien du monde à mes contacts. Si jamais vous ne l’avez pas lu, il est encore accessible ici.

Bravant les chicanes, interrogations et cheveux coupés en quatre que procure à certains le savant règlement général sur la protection des données, je considérais que mes contacts, des professionnels majeurs et vaccinés en pleine possession de leurs moyens, seraient assez responsables pour savoir s’ils accepteraient de recevoir de mes nouvelles une fois par an.

Je me délectai donc de voir que mon e-mail de la veille avait été lu, cliqué même bien plus que de raison, et ces statistiques radieuses finissaient de me persuader que 2020 serait l’année des textes qui sonnent, malgré les quelques désinscriptions.

… contre drame électronique

C’est donc à 16h52 que je reçus l’objet du délit : un e-mailing de bonne année envoyé par une entreprise que je ne connaissais pas et sans aucun autre lien cliquable que celui pour se désinscrire

Pourtant, j’ai cherché : j’ai voulu cliquer sur le GIF qui faisait un peu mal aux yeux (épileptiques, fuyez), j’ai essayé de cliquer partout pendant 30 secondes au moins. Je me disais qu’ils avaient bien quelque chose d’autre à me dire, à me montrer : un article de blog, une présence sur un salon, un e-book à télécharger, un rendez-vous à ne pas manquer… rien. Zéro. Le vide.

Je le lus. Je le relus. Je le montrai même à ma femme tellement je n’en revenais pas. À des amis, des voisins. J’y pensai le soir, puis le matin suivant.

En fait, je n’arrivais – et je n’arrive toujours pas – à comprendre ce qui pousse une telle entreprise à communiquer de cette façon. Déjà, je n’ose pas imaginer le taux de désinscription suite à ce courriel – car, je vous le rappelle, le seul lien cliquable (hormis « Afficher dans votre navigateur ») était le lien de désinscription. Je crois que c’est bien la première fois que je vois quelqu’un chercher autant les bâtons en ligne pour se faire battre, même de façon virtuelle.

Ou bien était-ce une action recherchée, voulue ? Tous les goûts sont dans la nature et l’important est de faire parler de soi. Peut-être se sont-ils dit, au moment de confirmer deux fois l’envoi de l’e-mailing de bonne année, qu’il y aurait bien un nigaud inspiré (moi, en l’occurrence) pour en faire un article de blog ?

Je vous laisse donc juger par vous-même de la pertinence de ce courriel qui doit toujours être accessible ici – et vous dis à bientôt !

M.T.