Mediapart communique aussi en anglais et c’est bien.

De Gaulle ne l’aurait pas dit autrement, et pourtant : il ne suffit pas de sauter comme un cabri dans son fauteuil en criant « l’internationalisation, l’internationalisation ». Déjà parce que prononcer ce mot deux fois de suite, c’est compliqué, ensuite parce qu’avant d’en parler, il faut commencer. Et c’est ce que fait Mediapart, par exemple avec l’anglais. Et c’est bien.

Changer les clichés par l’écriture

On nous rebat les oreilles depuis des années sur le fait que la société française, dos au mur face à la mondialisation et à une culture uniformisée, s’arc-boute sur ses derniers remparts culturels, au premier rang desquels sa langue. Cela se retrouverait même à tous les niveaux : des touristes à l’hôtel ou dans le taxi qui ont affaire à du personnel récalcitrant, aux cours à l’université et dans les grandes écoles qui ne sauraient être dispensés que dans la langue de Molière (lire à ce sujet cet article intéressant de Libération).

Le Français errant, mais le français vivant

Mais voilà : la langue de Molière est aussi celle du général La Fayette ou – plus près de nous – celle de Blaise Cendrars. Et ces deux-là n’auraient pas connu un pareil destin, l’un à jouer un rôle décisif dans la fondation des États-Unis d’Amérique (à en devenir citoyen d’honneur des USA en 2002) et l’autre dans la littérature du XXème siècle, s’ils n’avaient pas manié, en plus de leur langue, celle de leurs égaux, mentors et collègues étrangers.

Let’s write cocorico together !

Je ne jouerai pas les Cassandre. Si tous les français expatriés sont, de fait, des ambassadeurs de leur culture, ceux de métropole qui souhaitent se faire comprendre de leurs amis étrangers méritent d’être mis en avant. Bonne surprise : c’est ce que fait notamment le quotidien en ligne Mediapart dont je vous fournis ci-dessous une copie d’écran du mail de confirmation d’abonnement.

Mediapart_mail aussi en anglais

Mediapart propose également des articles en anglais et en espagnol ce qui, selon moi, reste essentiel pour montrer son ouverture sur le monde.

C’est peut-être un petit pas sur la route de l’internationalisation et surtout de la compréhension, mais ça va toujours plus loin qu’un cri sur un fauteuil.

M.T.